Bienvenue sur mon blog !

Je suis une apprentie écrivain. J'ai fini mon premier roman il y a peu (cliquez ici pour le trouver sur lulu !), et j'ai déjà commencé l'écriture du second, qui n'aura en fait rien à voir :), mis à part qu'il se déroulera lui aussi en Amérique, à Chicago. J'ai également une vague idée pour une suite à Elisabeth, bonne idée ou non, je ne le sais pas encore !

Comme j'avais l'habitude de poster des extraits d'Elisabeth de temps en temps, je pense que je vous posterai également quelques lignes de mon nouveau roman, qui n'a pas encore de titre. J'ai également envie de vous faire partager mes petites expériences et questionnements. Après tout, un blog est une sorte de journal intime que tout le monde peut lire, on y apprend plein de choses sur l'auteur.

Merci de me lire, et merci de me laisser vos avis, ils sont importants !
Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 17:19
Changement de nom pour la jeune fille, on passe à Emily, plus joli que Sandy ;-)

J-11 : Emily





Emily posa son pinceau, recula de quelques pas, pencha la tête sur le côté pour mieux juger de l’effet obtenu, ce qui eut pour effet de faire glisser sa lourde chevelure brune sur le côté. Elle fixa de ses yeux verts la toile en face d’elle, les lignes brutes et colorées qu’elle y avait apposées s'entremêlaient pour former un chaos dont seule Emily pouvait suivre la secrète organisation. Elle n'était jamais réellement satisfaite de son travail, elle pensait toujours que quelque chose manquait à ses toiles, mais elle n’avait jamais pu toucher du doigt ce manque. Elle soupira. “Je verrai bien ce qu’en dira Michelle”. Mais elle connaissait la réponse. Michelle était son agent et de ce fait était toujours émerveillée des oeuvres de sa protégée, qui d’ailleurs se vendaient très bien. Que demander de plus après tout ? Se dit Emily. Elle jeta un coup d’oeil à sa montre et ce qu’elle y lut ne lui plut pas du tout. “Bon sang, déjà cinq heures ! Je vais être en retard !”

Elle se hâta vers la salle de bain pour se débarrasser des couleurs qui bariolaient ses mains, et découvrit avec amusement que trop absorbée par son travail, elle s’en était également recouvert le visage. Elle sourit, et pensa à Mark : “s’il me voyait, il se moquerait de moi, il est tellement parfait, en toutes circonstances, je me demande comment il fait.” Elle rit : “c’est vrai que la peinture est un métier un peu plus salissant que la finance!”

Elle se débarbouilla et se changea rapidement. Un jean, un petit pull vert en cachemire, à même la peau. Elle ne prêtait jamais tellement d’attention à sa tenue, sauf occasion exceptionnelle et passait toujours un minimum de temps aux maquillages et autres pomponnages auxquels toutes les jeunes filles de son âge consacraient des heures. Elle avait la chance, sans s’en être jamais rendue compte, d'être belle, tout naturellement. Elle  avait une chevelure qui se disciplinait quasiment toute seule, et une peau de bébé. Peu consciente de sa chance, elle ne comprenait pas pourquoi tant de ses amies étaient si obnubilées par leur apparence.
Elle ne voulait pas être en retard, sa mère devait déjà l’attendre, avec sa manie d'être toujours en avance. “Pffff. Vivement que ça soit terminé, se marier est nettement moins amusant que ce que j’imaginais ! Moi qui voulait un mariage tout simple, quelque chose de rapide et de sympa ! A la maison, au bord de la piscine. Mon Dieu, à la minute, où j’en ai parlé à ma mère, tout cela s’est envolé ! Si seulement ils n'étaient pas tous aussi collet-montés, ma mère la première !” Elle frémit en repensant à la robe qu’elle devrait porter ce jour-là, robe que sa mère avait choisi pour elle et qu’elle devait essayer pour la dernière fois tout à l’heure, dans la très chic boutique Chanel sur la non moins chic Michigan avenue, dans laquelle sa mère devait déjà l’attendre... Elle jeta quand même un dernier coup d’oeil au miroir, elle ne voulait pas que sa mère lui assène une de ses réflexions dont elle avait le secret.

Emily aimait Chicago, c’était sa ville, elle y avait toujours habité, et dans aucune autre ville elle n’avait ressenti ce sentiment d’appartenance. Michigan Avenue faisait exception à la règle, trop de monde, trop de boutiques, trop de stress. En entrant dans le magasin, elle remarqua l’air hautain de la vendeuse évaluant sa tenue, les baskets fatiguées, le jean, le pull. Emily vit le sourcil gauche de l’employée s’arquer de réprobation à mesure que son regard remontait vers son visage. Elle attendit avec le sourire que la jeune femme ait fini son inspection. Elle vit alors le regard de la vendeuse changer lorsque celle-ci arriva enfin à son visage et reconnaisse la fille de Monsieur Finley. La vente de la robe de mariée devait assurer une bonne partie de leur chiffre d’affaire de ce mois-ci. Le sourcil retrouva sa place, et un fin sourire apparut sur le visage de la jeune femme :

- Bienvenue Mademoiselle Finley, votre mère vous attend dans le salon.
- Je vous suis.

Une femme d’une quarantaine d’années attendait effectivement dans le salon privé qui permettait aux riches clientes d’essayer les robes les plus extravagantes et les plus chères à l’abri des regards indiscrets. Elle sirotait un thé en contemplant la robe de mariée pendue au mur tout près d’elle. Elle était pensive et sursauta en entendant du bruit.

La robe en elle-même n’était pas si mal, assez simple, quoique trop longue et trop droite au goût d’Emily. Même avec les talons vertigineux que lui avait prêté la vendeuse spécialement pour l’occasion, elle traînait par terre. Apparemment c’était fait exprès... Emily ne put s'empêcher de penser qu’à la fin de la journée la magnifique robe ne ressemblerait plus qu’à un tas de chiffons sales et que la somme investie n’en valait pas vraiment la peine, mais si cela leur faisait plaisir... Par contre jamais ils ne lui feraient porter cette espèce de choucroute blanche, boule énorme qui lui englobait toute la tête, et dont les froufrous lui débordaient sur les épaules, et continuait jusqu’au niveau de la ceinture. Cette chose immonde devait lui servir de voile. Elle ne pouvait pas mettre cela, elle se trouvait hautement ridicule, n’importe qui avec cela sur la tête serait ridicule. Elle refusa catégoriquement l’ornement, au grand désespoir de la vendeuse.

- Mais enfin, cela a été conçu pour aller avec cette robe, vous allez détruire toute l’harmonie de cet ensemble si vous ne portez pas cet accessoire, protesta la vendeuse.
- Emily, ne fait pas de caprice, cette coiffe est parfaite avec la robe, tu la porteras ! Intervint madame Finley.
- Il n’en est pas question, j’ai l’air d’une folle avec ce truc sur la tête. Je n’ai rien dit pour la robe, mais il n’est pas question de porter ça. Trouvez-moi autre chose.
- Emily, tu es ridicule. Mets cette coiffe immédiatement et arrête de faire l’enfant.
Madame Finley s’était levée et regardait sa fille de son air sévère et pincé. Emily sentit son assurance fondre. Elle ne pouvait rien contre sa mère, celle-ci avait un ascendant presqu’anormal sur elle. Elle le savait, elle n’avait jamais réussi à la contrarier. Elle jeta un autre coup d’oeil à la glace pendant que l’employée lui remettait “ça” sur la tête. Elle soupira. Ce ne serait qu’un mauvais moment à passer.
-Tu es magnifique Emily ! S’exclama Marcha Finley. Vraiment je ne comprends pas que tu aies pu envisager de ne pas porter cette... coiffe ! C’est parfait ! Je pense que nous n’avons plus besoin d’essayage n’est-ce pas mademoiselle ? Ajouta t-elle en s’adressant à la vendeuse. Vous ferez livrer tout cela le plus rapidement possible à notre adresse. Marcha Finley se tourna vers sa fille : ma chérie, je dois filer, j’ai rendez-vous avec ton père pour mettre au point le menu du dîner.
- Mais, ne devrais-je pas être là ?
- Allons, je connais parfaitement tes goûts et ce genre de réunion est parfaitement ennuyeuse pour toi, tu le sais bien. Laisse-moi faire et ce sera parfait !
- Très bien. N’oublies pas que Mark ne veut pas de poisson ! Il y est allergique.
- Mais enfin, pour qui me prends-tu ? Ne t’inquiètes donc pas. Tu devrais plutôt me remercier, quelles sont les jeunes filles qui ont la chance que leur maman s’occupent ainsi d’elles ?
- Encore trop sans doute, marmonna Emily.
- Pardon ?
- Rien, rien... Merci maman, tu es adorable.
- Très bien. A tout à l’heure ma fille, je repasserai te voir pour te montrer le menu !
- A ce soir maman !

La clochette de la porte du magasin tintinnabula gaiement au passage de Madame Marcha Finley, sûrement aussi soulagée qu’Emily de la voir partir.

Par Nagaelle - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Description
: Au 19ème siècle, Elisabeth est une jeune femme mariée à un armateur. Elle a une vie facile et confortable lorsque tout bascule. Elle doit fuir l'Angleterre et se retrouve embarquée sur un bateau en direction de l'Amérique ! Elisabeth va découvrir tout un nouveau monde. Elle va surtout découvrir que le pays de la liberté n'est pas l'Eden annoncé par tous, et que beaucoup y sont opprimés. Arrivera t-elle à réaliser son rêve de devenir journaliste ? Trouvera t-elle un nouvel amour ?


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... Ou comment prendre la grosse tête en trois lignes !

Je n'en demandais pas tant ! ;-)


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